2 décembre 2011 - Francoperen

Petits secrets de la vie à l’IFAG

Dans le bus

Déjà 2 mois jour pour jour dans la cité bulgare, à cheval entre le lieu dit «Studentski grad» et ma raison d’être au cœur de l’Europe orientale, l’Institut de la Francophonie pour l’Administration et la Gestion (IFAG), un authentique promoteur de l’usage du Français dans la région. Deux lunes donc qui s’achèvent pour moi et mes compagnons de la promotion 2011/2012 de la manière la plus significative qui soit, avec la première série d’hostilités du programme.

Vivre à Sofia et fréquenter la prestigieuse école de l’Agence Universitaire de la Francophonie (AUF) qu’il abrite suscite déjà chez certains d’entre nous des sentiments, des émotions. Revenons tout d’abord sur la routine matinale, qui consiste à rejoindre le bus que nos hôtes ont mis à notre disposition en vue de faciliter notre déplacement du campus universitaire à l’institut. Tous les matins, le petit groupe a jusqu’à 8 heures pour se constituer entièrement. Et ça se voit qu’il y a, entre les uns et les autres, des liens de solidarité qui se créent ou qui se sont créés, notamment lorsqu’un étudiant téléphone à son voisin de chambre pour l’inciter à se dépêcher de venir avant le démarrage du bus.

 

En salle d'examen

Une fois dans les locaux de l’école, les étudiants s’empressent de vérifier le babillard du rez-de-chaussée pour prendre note des infos datant du jour. Ensuite ils regagnent leurs salles respectives au premier étage. Trois classes au total à l’entrée desquelles on peut lire les indications suivantes : «Master en Economie Sociale et Solidaire», «Master en Sciences de Gestion» et «Master en Administration des Entreprises». Tout de suite après, lorsque les affaires que l’on tenait ne constituent plus une sorte d’encombrement pour les mains, l’on se rend à la cafète. Au choix, on sirote un café noir, un café au lait ou un thé en faisant un brin de causette avec les camarades pendant la trentaine de minutes restantes.

La première séance avec chacun des enseignants dont bon nombre, il faut le noter, viennent d’universités étrangères diverses (France, Belgique, Canada, etc.) commence presque toujours par une présentation mutuelle. Après que le professeur a ouvert le bal, c’est aux étudiants de continuer l’exercice où l’occasion est donnée à tout un chacun de partager avec les autres qui il est, quelle formation initiale il a reçue et ce que l’IFAG apportera à son projet professionnel. Et au professeur de conclure alors en rappelant – presqu’en rougissant – combien il est enchanté de pouvoir contribuer à cette belle et riche expérience (âgée bientôt de 16 ans) en dispensant sa matière aux 22 nationalités que nous représentons.

Pour relaxer, on dispose d’une pause de 30 minutes entrecoupant le cours. C’est une pause qu’il conviendrait bien d’appeler pause-café-cigarette car les ifagiens l’utilisent généralement à ces deux fins. La pause est aussi le laps de temps où les étudiants peuvent profiter de la petite visite de courtoisie que leur rend le mec le plus cool du staff administratif (réservons nous de ne citer ici aucun contemporain). Chargé des relations extérieures et du partenariat à l’IFAG, ce dernier réussit à nouer, par sa simplicité, sa serviabilité et sa disponibilité, des rapports positifs avec l’ifagien lambda. Chose on ne peut plus justifiée quand on se rappelle qu’il y a plus de 2 mois de cela, il était au four et au moulin pour que les 70 que nous sommes voyagions en toute tranquillité jusqu’à Sofia. Ces paroles d’ifagiens reconnaissants le témoignent encore : «quand on étudie à l’IFAG, l’homme est incontournable».

Quand on ne se trouve pas dans les locaux de l’IFAG on est le plus souvent en cité. Dans chaque chambre, une paire d’étudiants, associés selon qu’ils partagent un tout petit peu la même culture ou qu’ils ont des affinités. A voir l’ambiance qui y règne, le résultat est plutôt positif. Révision en groupe, partage de repas et soirée animée du weekend ajoutent un peu d’épices à ce cocktail culturel. Et s’il y a un ingrédient pour lequel j’ai une préférence particulière c’est bien la soirée, qui de façon imprévue prend des allures de véritable « party » où chacun apporte un petit quelque chose (boisson, amuse-gueule, etc.) à l’édifice. A la langue française qu’on avait alors tous en commun, s’augmente autre chose, la musique, qui bien que parfois peu familière à certains est dansée de tout le monde.

 

En attente de la bourse

Vivre ces 2 récents mois à Sofia n’a pas eu que des hauts, il y a aussi eu quelques bas. Comme cette période d’examen que nous venons de terminer. Semaine harassante, puisqu’il fallait réviser durement et être suffisamment prêts pour affronter ces fameuses hostilités. Finalement nos efforts sont comme récompensés à la fin avec l’encaissement des bourses qui soulage d’une certaine façon, même si au fond on demeure préoccupés par les résultats. Autre élément difficile à gérer, le froid. Pour nous surtout qui venons des milieux tropicaux, l’approche de l’hiver s’avère rude et quasi-insupportable pour certains. Mais il faut bien s’y habituer. Blouson, gants, bonnet et écharpe sont là pour ça.

 

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Francoperen
Ingénieur de formation, j'ai un fort intérêt pour l'écriture. Les mots sont pour moi tout ce que les chiffres ne peuvent être. Les modeler au quotidien pour raconter des histoires est un besoin pour mon âme. Au-delà des histoires qu'ils servent à raconter, les mots sont mes petites armes pour contribuer à rendre le monde meilleur.

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