2 septembre 2012

Le bon choix

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Un jour on fonce, un autre jour on se retient. On a envie d’une chose aujourd’hui et demain, on n’en a pas envie. On mène notre vie comme si elle était un livre qu’on ouvrait chaque jour et dont on se contentait de ne lire que la page sur laquelle l’on est, par hasard, tombé. Les jours s’enchainent, les pages aussi. La même page revient parfois au fil du temps. Ce qui importe, au bout du compte, c’est de parcourir le livre dans presque toutes ses pages.

Pourquoi foncer ? Pourquoi se retenir ? Il y a avant tout quelque chose qui nous attire. Un détail. Un reflet que nous seuls arrivons à percevoir. C’est en lui que nous trouvons les motivations nécessaires pour décider de faire ou pas faire une chose. Le miroir peut nous renvoyer un aspect du contenant ou du contenu. Vouloir qu’une femme entre dans notre vie parce que la première fois qu’on l’a regardée, on a été saisi par la couleur de ses yeux, la forme de ses jambes, son sourire ou encore son style vestimentaire. S’investir dans l’écriture parce qu’on ressent chaque fois qu’on tient dans sa main une plume le poids d’une petite responsabilité, celle de contribuer au traitement des sujets qui préoccupent notre société.

Mais s’engager n’est que le début de toute une aventure. Une aventure que l’on soupçonne très souvent de tirer à sa fin. Par des points d’interrogation, un silence, une pause, c’est le doute qui s’installe. Il peut nous détourner, nous induire en erreur en nous poussant à renoncer à ce qui aurait bien pu être notre bonheur. Tout comme il peut nous révéler, en nous enveloppant de son gluant, la stérilité ou le caractère destructeur de ce que nous vivions déjà. Tout compte fait, sans cette courte évaluation, il nous est difficile voire impossible de savoir, en cours de chemin, si foncer ou se retenir s’avérait être la bonne décision.

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